Une voirie faite pour les camions
Les axes qui desservent les anciennes zones industrielles supportent un trafic lourd, et le bitume y travaille de façon caractéristique : des ornières creusées par les essieux, répétées sur des centaines de mètres. Pour une petite roue, une ornière est plus traître qu'un nid-de-poule isolé, car la roue tape au même endroit à chaque tour. Ce martèlement régulier fatigue les rayons et le serrage de l'axe bien avant de provoquer une crevaison visible. Après quelques mois sur ce type de chaussée, le contrôle du serrage d'axe est plus utile que celui des pneus.
